kitefoil Actual
L'équipe de France masculine de kitefoil (Maxime Nocher, Axel Mazella, Nicolas Parlier et Théo de Ramecourt), leur entraîneure Ariane Imbert et Bertrand Dumortier (cellule performance de l'engin de la FFVoile) viennent d'effectuer un stage de 3 jours à l'ENVSN.

3 jours dédiés aux mesures

Objectif : avancer dans la connaissance plus fine du kitefoil

Le projet de recherche Du carbone à l'or olympique est entré dans une nouvelle phase. Jusqu'alors, les mesures effectuées concernaient la géométrie. Durant ces 3 jours, l'équipe s'est concentrée sur des mesures de comportement du foil

Cette fois, Yves Clouet, du laboratoire de mesures de l'ENVSN et les ingénieurs de l'IFREMER ont instrumenté les planches et coureurs de façon à recueillir un maximum d'informations, valider la chaîne de mesures et effectuer un maximum de mesures.

Ces enregistrements étaient couplés avec les mesures de vent faites par le bateau-laboratoire Beg Data, et des caméras pour visualiser le comportement de l’ensemble.

En résumé, ce fut l'occasion d'acquérir un grand nombre de données qui nécessiteront beaucoup de temps pour les exploiter, les analyser et les synchroniser avec les sensations des coureurs et les données de performance mesurées.

Une fois instrumentés, les sportifs naviguaient sous forme de manches pour garder un modèle de performance. Ariane Imbert : "A chaque passage, on les faisait tourner sur les foils, en notant les heures de façon à permettre aux chercheurs de récupérer les mesures effectuées. Chaque coureur a pu naviguer tour à tour sur chaque type de foil instrumenté ou non."

L’adhésion des coureurs à cette démarche est d'autant plus grande que deux d'entre eux sont impliqués dans le développement des foils pour deux grandes marques (Levitaz, Chubanga)

 

L'actualité du kitefoil olympique

La Fédération internationale, World Sailing et le Comité international olympique ont récemment opté pour des épreuves de kiteboard féminin et masculin en lieu et place des épreuves mixtes.

A la question "Comment la décision de World Sailing a-t-elle été accueillie par l'équipe ?", Ariane Imbert répond :

"On est tous hyper contents, personne n'accrochait vraiment sur le format mixte: c'était un frein pour les garçons, les filles avaient peur du regard des garçons. De plus, ça a remotivé les coureurs actuels et cela pourrait permettre l'arrivée de nouveaux compétiteurs et compétitrices."

Ces derniers se sont d'ailleurs retrouvé à Lorient pour la première étape de l'Engie kite tour.

Ci-dessous, une vidéo de la rencontre des kitesurfers avec le trimaran Actual Ultim 3 d'Yves Le Blévec, en entraînement en baie de Quiberon, enregistrée par Ariane.